Jacqueline Lerat, 1938-1948, idéologies et arts.

Pour Jacqueline LERAT née Bouvet, la période 1936-1950 a été une période essentielle car elle a vécu le choc des idéologies au moment même où elle commençait à construire son oeuvre artistique.

Du fait de l'influence de son pére Jean Bouvet,Normalien à Sèvres,  ancien combattant à Verdun pendant la guerre de 1914-1918, très engagé à gauche et président de la ligue des droits de l'homme de Saone et Loire, elle se sentait impliquée par les luttes idéologiques de la société. Elle partageait l'humanisme ancré à gauche de son pére.

La montée du fascisme en Allemgne et la guerre civile  en Espagne étaient suivies au jour le jour par la famille Bouvet. Jean Bouvet à Mâcon était impliqué dans les réseaux qui permettaient aux antifascistes Allemands de quitter leur pays ou d'accueillir les réfugiés espagnols.

En tant que jeune femme, elle aspirait à l'indépendance et à vouloir choisir son mode de vie. Le mouvement des auberges de jeunesse lui montrait ce que pouvait être la liberté au sein de la nature. Le front populaire avait favorisés les vacances sportives A partir de 1938, la participation aux rencontres du Contadour et les relations avec Jean Giono lui ont confirmée l'intérêt des champs intellectuels de la philosophie, de la  littérature et de la musique. Sa volonté d'indépendance la tenait éloignée d'une sexualité qui aurait pu lui faire perdre sa liberté.

L'art lui offrait cette possibilité de liberté. Mais là encore elle a du affronter la dictature de l'académisme et du conformisme car à Mâcon, petite ville de province, les mouvements révolutionnaires artistiques n'étaient pas ou peu connus.

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