Thé, théières et bols

L'orient a une place particulière dans le coeur des céramistes et des amateurs de grès. Cela tient pour une part à la civilisation du thé qui y trouve ses origines.

Je me souviens du thé en fin d'après-midi quand nous allions avec Jacqueline Lerat à La Borne pour reconstituer son stock de terre et que nous nous arrétions chez Elisabeth Joulia pour discuter autour d'une tasse de thé. Elle nous faisait choisir un de ses bols et nous préparait un excellent thè dans une de ses belles théières ventrues.

La Borne aujourd'hui reste un haut lieu du thé authentique en Europe.

David Louveau

Théiére (2013, collection JF Lerat)

Les bols en terre sigillées de Dalloun sont fragiles si bien que de nombreux amateurs n'osent pas les utiliser et les présentent comme des objets de vitrines. Ils ont tort car les arômes et les couleurs s'y épanouissent parfaitement.

Dans la suite des traditions chinoises et japonaises, il faut se fournir chez David Louveau qui a son atelier entre Henrichemont et La Borne, un peu avant les bois qui enserrent le village. IIl vit avec cet univers oriental sans en faire une mode nostalgique. Il vit avec cette histoire en homme moderne. Sa terre, il l'extrait pas trop loin de sa maison. Il cuit avec le bois des forêts d'alentour. Les thés qu'il propose viennent d'une famille japonaise du sud du Japon qui ménent ses cultures en agriculture biologique.

Ses formes sont souvent issues de traditions centenaires. Dans son cas, c'est un plus car on ne sent pas le poids du passé. Au contraire, il reste moderne.

Ainsi avec cette théière, d'un blanc rayonnant, j'aime verser un thé dont la couleur verte appelle à s'immerger dans la nature. Une nouvelle cuisson au début de ce mois de mai 2014 devrait nous apporter d'autres contenants pour déguster la dernière récolte qui est arrivée il y a peu.

 

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