Jean Giono, le prophéte et Jacqueline Lerat

Jacqueline bouvet Lerat rencontre Jean Giono à l'occasion des rencontres du Contadour en 1938. Elle a 18 ans et elle sait qu'elle deviendra "artiste". Jean Giono va soutenir sa vocation de céramiste. Il est l'auteur d'une prophétie tout à fait incroyable à l'occasion d'une rencontre avec Jean Bouvet (le père de Jacqueline) le 21 septembre 1943 . Il écrit dans son "journal de l'occupation-Bibliothèque de la Pléïade, Gallimard":

"Or sa fille Jacqueline a un esprit si merveilleux qu'il lui a fait choisir un admirable mètier. Elle se passionne pour la poterie et vit actuellement avec les potiers du cöté de Bourges, à la façon des grands artistes de la Renaissance. Et je crois qu'elle est dans l'admirable vérité qui seule pourrait, si elle était comprise par un plus grand nombre, faire une Renaissance: de tout, de l'art aussi bien que de la vie. Elle vit une vie magnifique, faisant son métier de sa passion, chassant à la piste les secrets artisanaux, le mystère de l'émail, les bonnes fortunes, ou les mauvaises des fours à flammes (déjà elle a compris la préférence que l'on doit donner au four à bois sur le four électrique.). Et ceci est exactement le contraire de l'Industrie et du Commun. C'est probablement de l'Art et de l'Individualité."

Si Jean Giono est une source majeure de l'Art de Jacqueline Lerat, il intervient  a l'égal avec les écrits d'Albert Gleize et sa disciple Anne Dangar, Pablo Picasso ainsi que l'art  abstrait. Son esprit indépendant à fait de tout cela une synthèse qui l'a portée pour réaliser les chefs d'oeuvre de la fin de sa vie.

 

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