Les vases

La création de vases a été une constante de l’activité de Jean et Jacqueline Lerat. Après la mort de son mari en 1992, Jacqueline a fermé les pièces ne laissant que des ouvertures limitées ne permettant plus une utilisation.


Photo Paul-Antoine Levasseur

Au départ, il s’est agi de petites pièces tournées et décorées. A partir des années 1950, le vase a permis une expression plus proche de la sculpture. C’est un média entre la terre et la plante.

Jacqueline a toujours eu une passion pour les arbres et les fleurs. En 1939, elle écrit parlant des beautés de la nature : « Tout ce qui me paraissait banal est devenu une source de joie : le jeu des couleurs dans les feuilles, des verts, des rouges qui se fondent, des gris perlés, des jaunes, des couleurs éclatantes, des couleurs plus sourdes, plus chaudes, avec des beaux noirs et des rouges foncés, des délicatesses, des nuances qui autrefois m’avaient échappées ; dans les écorces brunes avec de beaux reflets clairs et une mousse d’un vert léger. » (Revue Elans n°6 mars 1939). A La Borne, elle récolte les fleurs et les pousses montées en graine telle que les Cardères. A Bourges le jardin est plein de ressources depuis les zinnias et les artichauts en fleur. Elle fait sécher de nombreuses plantes et feuilles. Au delà de sa maison elle réalise des bouquets pour la Maison de la Culture ou pour des expositions au Musée des arts décoratifs, à la galerie La Demeure, etc. Pour un magasin de fleurs conçu par l’architecte Christian Gimonet, elle réalise des vases très simples.
Mais en général, les dispositifs permettent de jouer sur la synergie entre les formes et les émaux de la pièce d’une part et la diversité des plantes d’autre part.
De 1960 à 1980, les vases sont devenus un des modes d’expression le plus élaboré de Jacqueline Lerat.

 

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