Biographie résumée

Jean Lerat (1913-1992) et Jacqueline Bouvet (1920-2009), son épouse, sont deux céramistes français.
 

Après leur rencontre à La Borne en 1943, ils décident de mettre en commun leur expérience, celle de la sculpture pour Jean, celle des arts populaires pour Jacqueline. Soutenus par les collectionneurs, les institutions et la galerie Rouard ils s'appuient sur la qualité de l'argile locale et un four de type Sévres à un alandier construit pour Paul Beyer qui a terminé sa vie dans ce village Ils développent une production de piéces uniques. Ils créent des piéces utilitaires, des personnages souvent à caractére religieux, un bestiaire et des vases. A partir de 1954, ils évoluent vers une représentation plus abstraite de la nature. Leur installation à Bourges avec un atelier plus fonctionnel et un four plus important leur permet de produire des pièces de plus grandes dimension avec des émaux plus diversifiés. Ils abandonnent en 1965 les objets utilitaires et les cuissons au sel. Parallélement ils développent un enseignement de la ceramique à l'école nationale des Beaux-art de Bourges. A partir de 1970, Ils se consacrent à la sculpture. Jean poursuit son bestiaire et la création de paysages oniriques. Le corps et la nature tiennent une grande place dans leur expression. A la mort de Jean en 1992 Jacqueline développe une vision épurée de la stablité des corps. Jacqueline est Chevalier des Arts et Lettres, Jean est Chevalier de la légion d'honneur.

Font ils partie d'un mouvement artistique? Certains exégétes ont pu parler un moment de leur filiation avec la "Nouvelle modernité". Compte tenu de leurs formations dès les années 30, Jean Lerat a d'abord puisé dans le mouvement des arts décoratifs,. Leur passage à La Borne a renforcé chez Jacqueline l'intérêt pour les arts populaires. La statuaire romane et gothique a été une source de réflexion. Dès la fin des années 40, l'abonnement à la revue "Art d'aujourd'hui" d'André Bloc et la fréquentation des galeries parisiennes les a convaincus du pouvoir d'expression de l'abstraction dans la société moderne et du rôle de l'architecture et du design. A partir de ces éléments ils ont créé un langage propre conservant chacun leur identité cachée derrière la signature commune JJLERAT. Il en résulte une synthése classique de la modernité exprimée à travers leur fidélité pour les argiles de La Borne et l'utilisation du bois de feu local ce qui les a prémuni des pièges des technologies et de la mode. 

Après le décés de Jean Lerat en 1992, Jacqueline Lerat a poursuivi une recherche menée en paralléle de ses lectures philosophiques et poétiques.

Une liste d'oeuvres de référence permettra d'illustrer cette évolution.

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