Le bestiaire de Jean Lerat


Jean Lerat a aimé modeler les animaux de notre entourage ou de la nature proche. C’est depuis ses débuts à La Borne en 1943 jusqu’en 1980 une recherche régulière.
Elle est d’abord inspirée par le bestiaire de la cathédrale de Bourges. Il développe ensuite avec les grés émaillés à la cendre et cuits au sel. La proximité de leurs ateliers à La Borne a été l’occasion d’apprécier la liberté de ton et l’humour que développait M Paul Beyer et que celui-ci avait particulièrement bien imagée dès les années 1930
Ensuite après avoir abandonné les cuissons traditionnelles au sel, il renouvelle le genre avec les terres chamottées qui n’excluent pas des émaux éclatants. Ses animaux sont souvent stylisés à l’extrême. L’animal devient une opportunité de rappeler le monde vivant à travers un regard ou une forme.
Répertoire des animaux familiers
Ane
Chat
Cheval pur sang
Cheval de monte
Chien
Coq
Canard
Dindon
Paon
Pintade
Poules
Poule avec son œuf
Répertoire des animaux sauvages
Crapauds
Criquets
Fourmi
Hibou
Lézard (décor d’une assiette à dessert)
Moineaux
Oiseaux divers
Outarde
Poissons
Phasme
Sauterelle : Elle a particulièrement fasciné les photographes Pierre Joly et Vera Cardot.
 
Son bestiaire est assez peu connu car Jacqueline Lerat a conservé l’essentiel des pièces des années 65 à 80. Elles sont de dimensions très diverses. Le grand oiseau triangulaire fait 9à cm de haut pour 1,10 de largeur.
Dans les années 1960, la forme est de plus en plus stylisée. Elle est souvent accompagnée de cette touche d’humour que Jean Lerat savait distiller.
L’attitude (coq) ou le mouvement (sauterelle) est un rendu avec une grande simplicité de moyens. La texture de la peau ou des plumes (hibou) est parfois détaillée.
Ses animaux  (poules, chat, crapaud, ) regardent le monde. Ils nous regardent. Ce sont peut être de proches compagnons mais il y a de l’ironie dans leur regard.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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