Vente chez ADER - 24 novembre 2022

Il y a quatre ou cinq ans, Emmanuel Eyraud, expert dans l’art du XXème siècle, après avoir acheté une sculpture de Jacqueline Lerat m’a fait part de ses sentiments. Ce retour spontané m’a touché.

Lors d’une vente de la maison ADER où je suis venu récemment pour voir des œuvres de mes parents, il m’a présenté Xavier Dominique, le commissaire. Il se trouve qu’il est de Mâcon comme Jacqueline Bouvet. Aussi lorsque la famille a décidé de se séparer d’un ensemble d’œuvres de Jacqueline et Jean Lerat, le contact a été facile. Jacqueline Lerat avait fait une donation à ses enfants et petits-enfants peu avant son décès, ce qui avait permis de clarifier la destination de certaines d’entre elles.
Nous avons choisi 134 œuvres de toute dimension, dont chacune a une histoire et qui jalonnent les 70 ans pendant lesquels Jacqueline Bouvet et Jean Lerat se sont passionnés pour l’art et particulièrement pour la céramique. Jacqueline avait conservé systématiquement un échantillon des œuvres au défournement des cuissons à partir de 1967, année où elle a été nommée professeure à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Bourges. C’était un rite de distinguer pour sa pièce de vie, à ce moment magique où le four est ouvert, certaines œuvres qui pouvaient quelques mois plus tard retourner dans les réserves. Elle avait besoin d’être environnée de vases où elle pouvait disposer des bouquets et de sculptures de Jean ou d’elle pour relancer sa création.
Se séparer d’une céramique a toujours été un moment difficile. Pour ce qui me concerne, cette vente publique doit permettre de relancer et achever le catalogue raisonné entrepris, il y a cinq ans et de conserver le contact avec les amateurs.

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